Actuellement sélectionneur des États-Unis, Mauricio Pochettino (53 ans) confie à BBC Sport que la Premier League, « le meilleur championnat du monde », lui manque. Il a également exprimé sa surprise face au départ de Daniel Levy de Tottenham, qu’il considère comme « incroyable ».
La Premier League, le meilleur championnat
L’ancien entraîneur de Tottenham et de Chelsea, Mauricio Pochettino, a ouvert la porte à un quatrième passage en Premier League, qu’il considère comme « le meilleur championnat du monde » et le « plus compétitif ».
Actuellement en charge de la sélection des États-Unis en vue de la Coupe du monde 2026, l’Argentin a confié à BBC Sport : « Bien sûr que ça me manque. Je pense aussi à revenir un jour en Premier League. »
La blessure Tottenham et l’éloge de Levy
Pochettino, qui a passé cinq ans chez les Spurs (2014-2019), garde une douleur liée au manque de trophées majeurs, notamment la Ligue des Champions (finale en 2019) et la Premier League (deuxième place en 2017).
Pochettino : « Je pense qu’à Tottenham, nous étions si près du but [de remporter la Ligue des champions et la Premier League]. C’est quelque chose que je voudrais accomplir. »
L’Argentin a également exprimé sa surprise face au départ inattendu de Daniel Levy, président exécutif de Tottenham pendant 24 ans :
- Relation : Il affirme avoir toujours entretenu de « bonnes relations » avec Levy, même après son licenciement.
- Héritage : Pochettino considère l’héritage de Levy (Coupe de la Ligue 2008, Ligue Europa 2005, nouveau stade) comme « indéniable » et « incroyable ».
Les défis uniques de la sélection américaine
Depuis septembre 2024, Pochettino dirige les États-Unis. Si l’expérience est excitante en vue du Mondial 2026, il rencontre des difficultés :
- Résultats mitigés : L’équipe a enregistré 11 victoires, mais aussi plusieurs défaites contre des adversaires comme le Mexique, le Canada et la Turquie.
- Défis culturels : Il a rencontré des problèmes avec la culture et l’état d’esprit de ses joueurs, déplorant notamment que les supporters visiteurs soient souvent plus nombreux lors des matchs à domicile.
- Rythme international : Il doit s’acclimater à une intensité de travail différente, avec de longues périodes sans contact avec les joueurs, un sentiment qu’il décrit comme un « vide » pour un entraîneur de club.
Malgré les difficultés, Pochettino reste confiant dans sa méthode, qui consiste à « adapter la culture du football américain au joueur américain », insistant sur le fait que le « langage du football est universel ».
Mauricio Pochettino, l’inachevé de la Premier League
La carrière de Mauricio Pochettino est indissociable de la Premier League, un championnat qu’il a marqué de son style de jeu intense (le Gegenpressing) et de sa capacité à développer de jeunes talents. Ses passages à Southampton, Tottenham et Chelsea constituent un riche palmarès sans être couronnés par les trophées majeurs qui lui échappent (sauf un titre de champion de France au PSG). L’échec final à Tottenham, après avoir mené le club au sommet européen, reste visiblement une blessure profonde et un objectif à atteindre.
Sa nostalgie pour le championnat anglais est alimentée par cette quête inachevée. Le poste de sélectionneur des États-Unis représente un défi majeur en vue du Mondial 2026, mais la nature intermittente du travail international (le sentiment de « vide » qu’il décrit) ne correspond pas à l’intensité quotidienne qu’un entraîneur comme lui recherche. Son éloge sincère de Daniel Levy, malgré leur séparation, et son ambition non dissimulée de revenir en Premier League, suggèrent qu’il est prêt à saisir la prochaine opportunité qui se présentera dans le « meilleur championnat du monde ».




